(Acte IV, sc. III.)

Le recueil de Gabriel Meurier rapporte cette variante énergique: au prêter Dieu, au rendre diable.

Les Espagnols ont ce proverbe: «Quien presta no cobra; y si cobra, no todo; y si todo, no tal; y si tal, enemigo mortal. Qui prête ne recouvre, s'il recouvre, non tout; si tout, non tel; si tel, ennemi mortel.» Ce qui est pris de cette maxime employée chez nous au moyen âge: Si præstabis, non habebis; si habebis, non tam bene; si tam bene, non tam cito; si tam cito, perdis amicum.

Les Anglais disent: «He that lends to his friend loses double. Qui prête à son ami perd au double;» c'est-à-dire l'argent et l'ami. Ils disent encore: «The way to lose a friend is to lend him money. Le moyen de perdre un ami, c'est de lui prêter de l'argent.»

Si tu ne prêtes pas, inimitié; si tu prêtes, procès éternel. (Prov. russe.)

La pensée qui constitue ces proverbes est commune à tous les peuples; car en tout pays on trouve généralement dans la main qui a reçu la main qui refuse de rendre.

En fait de prêt, le sort me traite

Avec grande inhumanité:

Je perds l'affection de ceux à qui je prête,

Si je ne perds l'argent que je leur ai prêté.