Il entra dans la ville qu'il trouva bien sombre et fit arrêter la voiture à la porte de madame Villor. Il monta. Sa cousine vint ouvrir. Il l'embrassa, couvrant d'un frimas léger ses lèvres roses.
--Ma tante? dit-il, ou est ma tante? Bonne nouvelle, va, cousine, bonne nouvelle.
--Triste nouvelle, cousin répondit-elle, et elle se mit à pleurer.
Rodolphe fut saisi de crainte.... Il devina.
--Ma tante est malade, Ida? Ma tante est malade? Dis, parle....
--Bien malade, mon cher Rodolphe.
Et elle le conduisit au lit de sa mère.
La pauvre malade eut un redoublement d'angoisses à la vue de son neveu, et des larmes remplirent ses grands yeux souffrants.
--La paralysie, fit le jeune médecin en branlant la tête.
Ida n'osait parler.