— A tous deux !

Perdigal mit sa main dans la main de Lenthéric.

— Lenthéric, un dernier service : tu vas ouvrir le caisson de la carriole et me donner le pistolet qui est derrière la musette.

Lenthéric hésitait ne comprenant pas.

— Donne vite, je suis pressé !

Cette fois Lenthéric obéit, mais Perdigal lui rendit l’arme en disant :

— Tire en l’air, toi ; je n’ai plus la force.

Lenthéric tira en l’air.

— Maintenant, place-moi le pistolet entre les doigts… comme ça… bien ! fit Perdigal dont la voix s’affaiblissait ; comprends-tu, Lenthéric, c’est pour toi, pour Vivette… il faut qu’on ne te soupçonne pas, il faut que tout le monde croie…

Puis, faisant effort :