Me prend et me serre entre ses bras,
C'est alors seulement que j'existe dans un corps. C'est par lui seulement que je le connais.
Je ne le connais que si je le lui ai donné. Je ne commence à exister que dans ses bras.
ORIAN.—C'est ainsi que vous vous donnerez à lui?
PENSÉE.—Il le faut donc, Orian? dites-moi.
Silence.
ORIAN.—Non, Pensée, il ne le faut pas. Il ne faut pas que ma chère Pensée soit à un autre qu'à moi seul.
Silence.
Vous ne dites pas un mot?
PENSÉE.—Ce sont des paroles longues à pénétrer.