PENSÉE.—Cet Orian que vous dites était assez pour moi.
ORIAN.—C'est alors que je pourrai revenir vers vous, ma chérie, et vous dire: Ouvre les yeux, Pensée!
PENSÉE.—Il n'y a rien à voir dans mes yeux.
ORIAN.—Il y a la mort qui m'attend, sans œuvres et sans postérité.
PENSÉE.—C'est cela que tu vois quand tu me regardes?
ORIAN.—C'est cela que tu m'annonçais et que j'ai aimé en toi.
PENSÉE.—La mort pour moi, est-ce que tu la préfères à la vie?
ORIAN.—Oui, Pensée.
PENSÉE.—Que puis-je demander davantage?
ORIAN.—Ce que je dis, ne le savais-tu pas?