ORIAN.—Il est impossible de nous séparer.
PENSÉE.—Non, ce n'est pas impossible.
ORIAN.—Je ne le veux plus, Pensée! Je ne le peux plus, Pensée!
PENSÉE.—Ce que font tant de Français, ne peux-tu le faire? Ce que tant de femmes supportent, ne puis-je le supporter?
ORIAN.—Il ne fallait pas venir si près de moi.
PENSÉE.—Il ne fallait pas, Orian?
ORIAN.—Il ne fallait pas que je te prenne entre mes bras.
PENSÉE.—Et si mon cœur n'avait battu si près de toi, comment l'aurais-tu connu?
ORIAN.—Connais-tu le mien aussi?
PENSÉE.—Je le connais, homme impérieux.