ORIAN.—Quand tu t'es mise entre mes bras, la nuit est venue sur mes yeux.
PENSÉE.—J'ai donc pu t'enseigner cela du moins?
ORIAN.—Je sais ce que c'est que la nuit.
PENSÉE.—Dis, est-ce que c'est une chose si cruelle? est-ce qu'il y a besoin de se voir quand on s'aime?
ORIAN.—Il n'y a besoin de rien autre.
PENSÉE.—Non.
ORIAN.—Mais comprends-tu aussi maintenant ce que je te disais quand je te parlais d'une autre peine?
PENSÉE.—Ah, je suis faible et ce qui suffit à d'autres femmes m'eût suffi.
ORIAN.—Pourquoi donc me dis-tu de partir?
PENSÉE.—Je suis forte aussi.