ORSO.—C'est moi qui vous les ai envoyées.

PENSÉE.—Pourquoi m'avoir laissée ainsi sans nouvelles?

ORSO.—Qu'est-ce qu'une lettre pouvait dire que vous n'eussiez su déjà?

PENSÉE.—Comment va votre frère?

ORSO.—Orso est bien. Est-ce que vous pensez encore à lui?

PENSÉE.—Je l'aime comme vous l'aimez.

ORSO.—Il ne faut aimer que votre époux. Aucune parcelle de votre cœur aujourd'hui,

Cet avare Orian ne veut plus la laisser à un autre.

PENSÉE.—Vos paroles sont douces, Orian, plus tendres

Qu'aucune de celles que vous m'ayez dites autrefois, en ce temps qui fut court.