Orian n'est plus.
Silence.
PENSÉE.—Orian est mort. C'est bien. Je le savais et mon cœur n'attendait pas autre chose.
ORSO.—Il est mort, et ce message dont il m'a chargé pour vous est qu'il faut vivre.
PENSÉE.—Je vivrai.
ORSO.—La veille de sa mort, nous avons causé ensemble toute la nuit, de vous et de votre enfant. Il m'a chargé de vous demander pardon.
PENSÉE.—C'est moi qui ne cesse pas de lui demander pardon.
ORSO.—J'ai su ce qui s'était passé entre vous,
La veille de son départ. J'ai compris ce que fut cette heure d'aveuglement et de vertige.
SICHEL.—Une rencontre désespérée et sans aucune parole, comme des gens qui n'en peuvent plus et qui ne savent ce qu'ils font.