LE FRÈRE MINEUR.—Si je vous vois ainsi désolé, moi aussi, je vais être triste.
LE PAPE PIE.—Et comment ferais-tu, frère Pecorello, pour être triste?
LE FRÈRE MINEUR.—Qui pourrait s'empêcher de pleurer en voyant votre grande humilité,
Et cet aveu que vous m'avez fait de vos péchés, simple comme un petit enfant?
LE PAPE PIE.—Tu m'as sagement parlé, petit frère, et je t'écoutais en prenant de bonnes résolutions.
N'étais-tu pas berger autrefois? C'est en soignant les moutons que tu as si bien appris à consoler les hommes?
LE FRÈRE MINEUR.—Souvent j'ai rapporté sur mon dos quelque sotte brebis.
LE PAPE PIE.—C'est Nous qui sommes la sotte brebis?
LE FRÈRE MINEUR.—Pardonnez à ma grande bêtise.
LE PAPE PIE.—Et toi qui es le sage Pasteur?