Pour vous, n'avez-vous pas fait ce que vous pouviez? Réjouissez-vous parce que votre fardeau est allégé. Et priez pour ces pauvres enfants, que Dieu trouve moyen d'arranger ses comptes avec eux.

Saint-Père, le monde devenait trop exigeant, une machine trop compliquée. Qui veut s'en occuper, il faut qu'il en soit trop l'esclave.

Jamais le fardeau ne fut plus lourd, réjouissez-vous parce qu'il a plu à Dieu de vous en soulager.

Vous voilà comme un pauvre curé réduit à son presbytère. Vous voici un vrai Franciscain comme nous. Voici le Séraphin d'Assise qui a obtenu la Pauvreté pour le Pape de Rome.

LE PAPE PIE.—L'amère pauvreté est celle de l'amour de mes enfants.

LE FRÈRE MINEUR.-Ce qui vous manque de leur part, Dieu lui-même se chargera de vous le régler.

Quoi, Saint-Père, sont ce là vos bonnes résolutions? Est-ce là ce que vous venez de promettre à votre confesseur?

Vous avez un père aussi, croyez-vous qu'il soit content de vous voir si triste,

A cause de ce présent qu'il vous a fait d'un dénuement qui est comparable au sien?

Ces minutes qui vous semblent si amères, cependant elles font partie de l'An de Grâce et du temps de la Bonne Nouvelle.