Silence.

LE PAPE PIE.—Pleure, mon enfant, cela te fera du bien.

ORIAN.—Je ne pleure pas.

LE PAPE PIE.—Pardonne-moi si je t'ai parlé, non en mon nom, mais au nom de ce qu'il y a de plus profond en toi.

Bientôt le Vieillard importun n'est plus.

Reste avec moi du moins, toi, mon fils préféré, à cette heure de la tribulation et du dépouillement qui approche. Reste avec moi à cette heure où tous vont me répudier.

ORIAN.—Je reste avec vous. J'ai foi en vous. Je crois que ce que vous me conseillez est bien.

LE PAPE PIE.—Est-ce moi seul qui te conseille?

ORIAN.—Ah, votre voix n'aurait pas tant d'empire, elle ne m'obligerait pas à de tels sacrifices, si elle ne répondait à ce qu'il y a de plus fort dans un homme,

A cette chose que j'ai à faire et pour laquelle je sais que j'ai été mis au monde, à cette chose qui l'a obligé à naître, à cette chose la plus forte dans un homme qui demande l'action et non pas le bonheur!