LE PAPE PIE.—Mon fils, il ne faut pas m'en vouloir. Il y a assez de gens qui me haïssent sans toi.
ORIAN.—Père, je ne vous en veux pas.
LE PAPE PIE.—Dis-moi, c'est donc si fort, ces attachements de la terre?
ORIAN.—Je vois une face qui se tourne vers la mienne, un beau visage, père, un pauvre visage qui ne voit pas!
LE PAPE PIE.—Il te verra plus tard.
ORIAN.—J'entends une voix qui dit: Orian, ne me reconnais-tu pas?
LE PAPE PIE.—Il faut lui fermer tes oreilles.
ORIAN.—Je revois de nouveau cette expression qu'elle avait, la joie qui peu à peu devient plus forte que le doute, ce mélange si touchant de désir et de confusion et de dignité virginale.
LE PAPE PIE.—Sois fort.
ORIAN.—Je vois cette tête qui fléchit, j'entends cette voix qui dit tout bas: Orian. et de nouveau,—de nouveau—si bas qu'on peut à peine l'entendre...