[23] Duc de Luynes. Mémoires, t. IV, septembre 1742, p. 240. Mᵐᵉ de Mazarin était morte le 10.

[24] Duc de Luynes. Mémoires, t. V, octobre 1743, p. 22.

[25] AN.T. 243.

[26] Archives du marquis de Chabrillan. Lettre de 1747.

[27] Archives du marquis de Chabrillan.

[28] Mémoires du duc de Luynes, t. VII, mars 1746.

[29] Déjà les Mémoires de Luynes, annonçant, en avril 1736, la mort du dernier des fils de Plélo, parlaient d’une «fille de huit à dix ans qui n’avait pas une bonne santé»: c’était Louise-Félicité.

[30] Les Nouvelles à la main publiées, d’après les manuscrits Anisson Duperron, par M. le vicomte de Grouchy dans le Carnet historique de 1898 (t. II, p. 683) donnent, à la date du 4 février 1764, une anecdote sur les couches de Mᵐᵉ d’Aiguillon, la représentant comme un véritable phénomène: «Elle est très bien de figure, elle a la peau assez blanche; dans sa première grossesse, elle devint, par degrés, noire comme une négresse du Sénégal de la tête aux pieds. Après être accouchée, elle reprit aussi par degrés son teint ordinaire. Elle est grosse pour la deuxième fois et la même révolution se fait chez elle. Elle n’est encore que mulâtresse parce qu’elle n’est pas avancée; dans ses derniers mois, elle sera noire comme du jais. Au reste, l’enfant qu’elle a mis au monde la première fois n’avait aucune teinte de noir; il était comme l’enfant d’un blanc...» Mᵐᵉ d’Aiguillon accoucha, en effet, en 1764, d’un enfant qui vint avant terme. Mais nous n’avons vu nulle part, excepté dans un autre recueil de Nouvelles à la main, que Mᵐᵉ d’Aiguillon ait présenté, pendant ses couches, les variations de couleur dont parle le gazetier. Elle était sujette aux coliques néphrétiques: peut-être eut-elle, comme son mari, des jaunisses. Elle en parle, mais jamais du phénomène physiologique cité par les Nouvelles à la main. D’ailleurs, sa deuxième grossesse datait de 1747 et non de 1764.

[31] D’Aiguillon n’était encore qu’en très mince faveur à la Cour: le Roi se souvenait-il toujours des hésitations de la marquise de la Tournelle? En tout cas d’après le Journal de Croÿ (t. I, p. 150) d’Aiguillon n’était admis à Choisy qu’à titre «d’externe» ou de «polisson».

[32] Cette guerre, si désastreuse pour la France, commença en 1756 et finit en 1763 par le traité de Paris qui nous enleva le Canada, «ces quelques arpents de neige», disait Voltaire.