[148] M. Cruppi, qui a consacré une étude, très documentée, à Linguet (Un avocat journaliste au XVIIIᵉ siècle, 1895, pp. 222 et suiv.), reconnaît, lui aussi, qu’il «n’y avait pas de preuves dans la procédure de 1770 à l’appui des crimes dont on accusait d’Aiguillon. Après avoir été remplacé par Duras, il présenta pour sa défense des pièces brûlées à Rennes par le bourreau».
[149] Brissot. Mémoires, t. I, p. 152.
[150] Mémoires du ministère d’Aiguillon, p. 48.—Soulavie. Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, an X, t. I, d’après les Goncourt (La Du Barry).
[151] Assurément les Anecdotes de la comtesse Du Barry ne sont pas une autorité, mais tout n’est pas mensonge ni calomnie dans ce fatras, dont le rédacteur Pidansat de Mairobert insérait la quintessence dans les Mémoires de Bachaumont. Ce reporter de grande allure puisait directement aux sources.
[152] A rapprocher de cette phrase des Mémoires du ministère d’Aiguillon (chapitre des rectifications, p. 332) où l’on croit lire les pattes de mouche de la duchesse: «Pendant tout le temps de ses affaires, il n’a pas manqué de rentrer chez lui de très bonne heure pour lire ou faire les écrits relatifs à son procès et n’en ressortait point.» Pour un grand seigneur et un mondain, dix heures du soir, c’était de «très bonne heure».
[153] AN.T 243. Lettre du 29 juin.
[154] Marcel Marion. La Bretagne et le duc d’Aiguillon, pp. 563 et suiv.
[155] Correspondance de Condorcet et de Turgot, éditée par Ch. Henry (Paris, 1882), 16-29 juin 1770.
[156] Marcel Marion. Op. cit., pp. 579-581. Le titre est: Lettre d’un gentilhomme breton à un noble espagnol. Les auteurs de ce pamphlet furent traqués et embastillés. Voir Archives de la Bastille (Ravaisson), t. XIX. pp. 20 et suiv., et BN. Mss. nouv. acquis. françaises. 1214, pp. 527 et suiv.
[157] Mémoires secrets, 3 juillet 1770, et Anecdotes Du Barry.