[311] Comtesse d’Armaillé. La Comtesse d’Egmont, p. 288. La scène se passe en avril 1773. Elle eut des conséquences tragiques. La colère de Richelieu fut terrible. Et l’année suivante, la jeune femme, déjà très affaiblie et gravement atteinte, succombait à tant d’émotions.

Le coup d’état de Gustave III avait démontré, comme le dit le duc de Broglie dans le Secret du roi, «la supériorité d’une tradition monarchique sur le déplorable principe d’élection qui avait perdu la Pologne». Berlin et Pétersbourg, que le partage de celle-ci avait mis en appétit, témoignèrent une vive irritation. D’Aiguillon voulut envoyer une flotte de Toulon, mais se vit barré par la méfiance de l’Angleterre.

[312] Boutry. Autour de Marie-Antoinette, p. 294.—Lettre de M. Argenteau, I, 446.

[313] Lettre de Rohan du 19 décembre 1773. Cependant d’Aiguillon le tançait: il lui apprenait qu’une indiscrétion commise dans l’entourage du cardinal (Boutry, p. 214) avait fait découvrir «le chiffre»; et il ne se faisait pas faute de rejeter sur l’incapacité du prélat tous ses déboires dans la question polonaise (Boutry, p. 251-257).—Corresp. M. Argenteau, t. II, p. 92, note.

[314] Corresp. M. Argenteau. Lettre à M.-Thérèse, 18 décembre 1771, t. II, p. 75.—D’Arneth-Flammermont. Lettre de Mercy au prince de Kaunitz, 17 octobre 1773, t. II, p. 422. Il parle de Rohan: «Il serait plus commode à M. d’Aiguillon d’écraser un de ses ennemis par la main de l’Impératrice.»—Rohan ne fut définitivement rappelé que le 18 août 1774.

[315] D’Arneth. Corresp. de M.-Thérèse et de M.-Antoinette. Lettre de M.-Antoinette, 17 mars 1773, p. 81. «Je crois que M. d’Aiguillon est un peu honteux de n’avoir pas mieux pris ses mesures pour l’escadre de Toulon.»

[316] Corresp. secrète de Mercy-Argenteau et de M.-Thérèse, t. II, passim.

[317] Frédéric Masson. Le Cardinal de Bernis. Année 1773 (septembre).

[318] AN.T 243. Lettre à Balleroy.—Nous retrouvons le même propos dans Moufle d’Angerville. Vie privée de Louis XV (1782, 6 vol.), t. IV. p. 295: «Je vous avoue que je suis difficile» dit le roi à M. d’Aiguillon.

Un pamphlet publié en 1781, le ministère de M. de Maurepas, fait remarquer, à propos de la nomination de d’Aiguillon à la guerre: «Ce choix parut si ridicule que, pour prévenir toutes les plaisanteries, il fut défendu de l’annoncer dans la Gazette de France.» En effet, la nomination ne s’y trouva pas; mais le pamphlétaire se garde bien de dire que les intérimaires n’y paraissaient pas. La Vrillière, qui tint, en 1771, l’intérim des affaires étrangères, n’est pas plus cité que ne le fut son neveu.