[457] Archives Chabrillan.

[458] Correspondance secrète de M. Argenteau, II, p. 462.

[459] Cette «demi-grâce», comme on dit alors, fut assez vivement critiquée. «Je comprends, écrivait le 8 juillet la duchesse d’Aiguillon, que la restriction, très dure et inutile, que la reine a voulu mettre à notre liberté, ait choqué le public.»

[460] Lettre du 16 juillet 1776, t. II, p. 465. (Corresp. secrète de M. Argenteau. Lettre de Mercy à M.-Thérèse.)

[461] Belleval. Mémoires d’un chevau-léger, p. 189.

[462] Lettre de M. de Maurepas au duc d’Aiguillon, 20 décembre 1776.

[463] La Correspondance secrète, éditée par M. de Lescure (2 vol., 1865), dit, les 24 janvier et 4 mars 1777, «qu’il est toujours bruit du retour de d’Aiguillon au ministère».

[464] M. de Ségur, dans son livre si intéressant et si vrai, Au couchant de la monarchie (C. Lévy, 1910), donne un joli portrait de Mᵐᵉ de Maurepas, d’après le Journal inédit de l’abbé de Véri.

La comtesse était, comme sa sœur et sa nièce, dépourvue de beauté; de plus elle n’avait ni «les grâces de l’esprit, ni les agréments de l’étude, mais un sens droit, un jugement vrai, un sentiment noble, un désir toujours soutenu de faire plaisir aux autres, un attachement invariable pour ceux qu’elle aimait».

Elle avait soixante-seize ans quand son mari revint au pouvoir, et si ce retour inespéré de fortune, à un âge aussi avancé, lui laissa entrevoir ce que pouvait en attendre sa famille dans un avenir prochain, elle en redouta le lourd fardeau pour Maurepas. Ses amis, dit Mᵐᵉ de Genlis (Souvenirs de Félicie), appelaient ce couple, toujours tendrement uni, Philémon et Baucis. «Il n’y a plus de Baucis à Versailles, soupirait mélancoliquement Mᵐᵉ de Maurepas; je ne vois plus mon mari; tout ce travail le tuera.»