Les nouvellistes ne lui épargnaient pas leurs moqueries. Ils les représentaient à un bal paré de la Cour, le comte en Cupidon, la comtesse en Vénus (Corresp. secrète, éditée par Lescure, I, 246).
Les Mémoires secrets (t. XI, p. 233), sont autrement cruels pour Mᵐᵉ de Maurepas. Invitée, en mai 1778, à Marly (c’était la première fois que lui incombait un tel honneur), elle avait été reçue à dîner par la reine; et comme elle n’osait rien refuser à M.-Antoinette, elle revint à Versailles avec une effroyable indigestion. Les Mémoires secrets profitent de la circonstance pour railler la vanité excessive de Mᵐᵉ de Maurepas et pour parler de l’aversion qu’inspirent à la reine le mari et la femme: «c’est un trait de politique de la reine pour plaire au roi qui a beaucoup d’amitié pour la comtesse».
[465] Journal de Hardy (BN. Mss. 6682), 18 mai 1776.
[466] Journal de Hardy (BN. Mss. 6682), 17 août 1776.
[467] Lettre de Mercy à M.-Thérèse, t. III, p. 41, 16 avril 1777.—Voir les Archives de la Bastille.—Mémoires secrets.—Correspondance secrète (édit. Lescure), t. I, pp. 36 et suiv.
[468] Lettre de M. de Maurepas à M. d’Aiguillon, 20 décembre 1776.
[469] AN.T 243. Lettre au chevalier de Balleroy, 10 mars 1779.—Le 14, Mᵐᵉ d’Aiguillon lui demande si «M. de la Vrillière est mort de chagrin, comme on le lui a dit».
[470] AN.T 243. Lettre du 21 avril.
[471] AN.T 243. Lettre du 14 mars 1777. Ce Du Châtelet devait être de la branche Clémont et, de ce fait, parent, par les Mailly, de la duchesse d’Aiguillon. Châteauneuf-La Vrillière fut vendu, après la mort de son propriétaire, huit cent mille livres au prince de Guéméné-Montbazon, de qui le duc de Penthièvre l’acheta en 1783. (L’abbé Bardin. Châteauneuf, 1864, pp. 79 et suivantes.)
[472] AN.T 243. Lettre du 14 septembre 1777.—C’était un hôtel de la rue qui porte aujourd’hui le nom de Saint-Florentin. Maurepas en demandait 250.000 francs. Le duc de Fitz-James en fut l’acquéreur. L’hôtel des Maurepas était situé rue de Grenelle (nº 75 actuel).