Celui-ci dégénère,

Étant de tout métier,

Étourdi politique,

Galant ambassadeur,

D’Arouet protecteur[152].

[151] Maréchal de Villars: Mémoires (édit. Marquis de Vogüé), t. IV, p. 304.—Lemontey: Histoire de la Régence, t. II, p. 208.

[152] Maurepas: Mémoires (4 vol., 1792), t. II, p. 44. Ces Mémoires sortent de l’officine de Soulavie; mais il est établi qu’ils ont été composés presque uniquement avec des pièces officielles.

En effet, Richelieu avait proposé à Voltaire (Arouet) de l’accompagner à Vienne, sans doute comme secrétaire intime; mais le poète avait eu la sagesse de décliner cet honneur.

L’événement devait donner tort au couplet satirique. L’apprenti diplomate fut assurément «galant ambassadeur», mais il ne fut pas «étourdi politique». Il accomplit sa mission avec beaucoup de tact, de souplesse et de dignité. Il fit grande figure; et la France lui dut de notables avantages. Il réparait ainsi les fautes du complice d’Alberoni.

Les instructions qu’avait reçues Richelieu avant son départ et que le duc de Bourbon avait dictées au marquis de Chavigny comportaient entr’autres recommandations: