Dans un palanquin grossier, des noirs le portent; et, dominant la maladie, il se montre partout, il prévoit tout, entraînant ses soldats, repoussant l'ennemi.

Mais ses forces s'épuisent.

Le 30 septembre, il arrive mourant à Loudima.

Est-ce que l'expédition, qui sera une gloire pour la France, va échouer?

Est-ce qu'à Loudima, on dressera, sous les grands arbres, la petite croix de bois qui, dans les solitudes du Continent-noir, dit au passant:

—Salue, un Français est mort ici!

Non, l'ange du dévouement est à Loudima.

C'est une sœur de charité, une de ces humbles et courageuses femmes qui vont là-bas, insoucieuses du climat torride, des dangers sans nombre, pour combattre la mort, pour la vaincre souvent, et, si cela est impossible, pour dire au moribond la suprême parole d'espoir.

Elle s'installe au chevet du malade, exécutant les prescriptions du médecin comme un soldat exécute sa consigne.