Baratier réveilla les postes.
—Alerte! les crocodiles!
En un instant tout le camp fut debout.
Les reptiles avançaient toujours, glissant sur la vase, sans bruit.
Et soudain le capitaine lança le commandement:
—Feu!
Dix coups de fusil éveillèrent les échos de la forêt, répercutés avec la violence d'un coup de tonnerre.
Trois crocodiles restèrent sur place: les autres firent un plongeon et disparurent.
Le campement reprit sa tranquillité, et la nuit s'acheva sans autre alerte.
Le lendemain matin, comme Baratier donnait l'ordre de se débarrasser des cadavres des sauriens tués dans la nuit, un tirailleur indigène s'approcha et, faisant le salut militaire: