Ils allaient former les assises sur lesquelles s'appuierait la construction.
Puis les solives, débitées durant les jours derniers, furent rangées les unes au-dessus des autres dans le sens horizontal et fortement rattachées aux pieux verticaux.
Des troncs placés à l'intérieur, s'appuyant obliquement à la muraille de bois et au terrain, tinrent lieu de piliers de soutènement.
Cependant un certain nombre «d'engagés» avaient creusé, au bord même de la rivière, de grands trous circulaires.
Ils y mélangeaient du sable, une argile rougeâtre découverte à quelque distance, des pierres calcaires, pulvérisées au préalable.
Puis, versant l'eau à foison dans ces creusets improvisés, ils délayaient le tout, obtenant ainsi un ciment grossier, destiné à rejointoyer les troncs d'arbres du retranchement.
En même temps, d'autres équipes entouraient l'enceinte d'un fossé profond de deux mètres, et dont les parois verticales étaient maintenues à l'aide d'un clayonnage de branchages, renforcé d'une épaisse couche de ciment.
Le neuvième jour, le poste de Baguessé était en état de défense.
On y avait transporté les charges, les embarcations démontées.
Les deux petites mitrailleuses dont l'expédition étaient munie avaient été mise en batterie.