De plus, sur cette hauteur rocheuse, la végétation se montrait moins fournie.

De sorte que le déblaiement en fut plus facile.

Il fallut néanmoins trois journées complètes pour débarrasser la butte des arbres et des broussailles dont elle était couverte.

Tandis qu'une partie des tirailleurs et des porteurs maniait la hache et le coupe-coupe, les autres débitaient les troncs en solives de deux mètres de longueur.

Aussi, quand les premiers eurent terminé, les seconds avaient amoncelé en piles ces bûches énormes, et les matériaux des murailles étaient tous prêts.

Il n'y avait plus qu'à les poser.

Sur le sol, une longue ligne fût tracée, encadrant la surface que devrait couvrir le fortin.

Elle affectait une forme rectangulaire.

Mesurant cent-vingt mètres dans sa plus grande dimension, cinquante dans l'autre, cela représentait en somme une superficie protégée de six mille mètres carrés.

De gros pieux, épointés et durcis au feu, furent profondément enfoncés en terre sur tout le pourtour.