Retranchements inutiles!

Marchand les presse, les harcèle et finit par obliger leur chef, Mabiala Niganga, à se réfugier dans la caverne d'Oulouma avec quelques centaines de fidèles.

La position est formidable. L'entrée étroite du souterrain est obstruée par des quartiers de rocs.

Il y a sans doute d'autres ouvertures, puisque les assiégés réussissent à se ravitailler, mais elles sont inconnues des Européens.

Après la lutte en rase campagne, est-ce la guerre de siège qui va se dérouler?

Ah! que non pas. Le commandant a hâte d'atteindre Brazzaville, hâte de plonger dans l'inconnu au fond duquel se dessine, en lettres de feu, ce mot: Fachoda.

Coûte que coûte, il faut forcer l'entrée des cavernes.

Un sergent se dévoue. La nuit il se glisse près de l'orifice et place des boudins de dynamite dont il enflamme la fusée.

Par un hasard providentiel, ce brave échappe aux flèches, projectiles de l'ennemi.

Une explosion se produit, transformant le passage en cratère.