C'est une gerbe de flammes, une mitraille de roches pulvérisées.
Mais à peine la fumée bleuâtre de l'explosif s'est-elle dissipée que nos soldats, européens et noirs, bondissent en avant.
Ils s'engouffrent dans les cavernes comme un tourbillon.
Rien ne leur résiste.
L'ennemi, surpris par cette attaque soudaine, est décimé.
Des prisonniers nombreux restent entre les mains des vainqueurs, et parmi eux, le chef Mabiala Niganga est mortellement blessé.
Désormais la révolte est décapitée.
Des colonnes volantes sont lancées dans toutes les directions. Les villages se soumettent ou sont détruits.
Terrifiés, comprenant enfin que ni forêts, ni rivières, ni fièvres, ne peuvent arrêter les Français, les indigènes se soumettent.
Et, réaction comique, ces nègres qui, la veille, combattaient pour la liberté, sollicitent la domesticité. Ils demandent à être engagés comme porteurs.