C'est le salut.

Le premier acte du drame tire à sa fin[2].

Grâce à la bonne volonté des populations, toutes les charges sont amenées à Brazzaville, où, le 8 novembre, quatre mois après l'arrivée de Marchand à Loango, la mission se trouve enfin réunie.

L'énergie, déployée par le commandant Marchand dans cette passe difficile, était bien pour inquiéter les agents anglais qui, du quai de Léopoldville, observaient avec une rage continue.

—Que dois-je faire à votre avis, Jane, demanda enfin Mister Bright, qui sollicitait volontiers les conseils de sa capricieuse fille?

—La question est mal posée, mon père.

—Vous trouvez?

—Sans doute. Apprenez-moi tout d'abord vers quel but vous tendez?

—Oh! c'est clair. Des Français veulent arriver au Nil, cela est contraire aux intérêts britanniques...

—Donc un Anglais a le devoir...