Mais presque aussitôt un murmure attristé lui succéda.
Une volée de flèches, comme une bande d'oiseaux siffleurs, avait jailli des profondeurs du bois.
L'un des tirailleurs, traversé de part en part, avait lâché son fusil. Les bras étendus, chancelant, emporté par la vitesse acquise, il avait encore fait quelques pas.
Puis il s'était affalé, la face contre terre.
Mais, plus prompts que l'éclair, ses compagnons se retournent.
Ils font un feu de salve sur le bois, où la présence des poursuivants ne se décèle que par l'agitation des feuillages.
Deux d'entre eux jettent leurs fusils en bandoulière.
Ils relèvent le blessé.
Au pas de course ils l'emportent, tandis que, par un tir nourri, leurs camarades couvrent la retraite.
Tous rentrent au fort.