Ils ont descendu la pente en courant, restant dans l'ombre.

Rien n'a trahi leur marche.

Et quand les noirs font volte-face, quand ils espèrent se mettre à couvert dans la forêt, voilà qu'une grêle de projectiles les prend en flanc.

Ils se croient entourés par l'ennemi.

Alors ce n'est plus de la terreur, c'est un vent de folie qui souffle sur eux.

Ils courent à gauche, à droite, sautent, étendent les bras, en lançant des lamentations rauques.

Quelques groupes parviennent à regagner le couvert.

Les autres s'agenouillent, se traînent dans la poussière, implorent la merci du vainqueur.

Le feu cesse.

Les captifs sont amenés au fortin.