Trois tirailleurs sont blessés.

Ceux-là guériront grâce aux soins du Dr Emily.

Mais la fusillade des Soudanais se précipite. Les balles nombreuses, serrées, traversent les rangs des noirs, cliquettent contre les lances, trouent les boucliers et les poitrines.

Les cadavres s'amoncellent.

La colonne assaillante s'arrête.

Un instant encore, elle tente de résister à l'averse de feu qui tombe incessamment du fortin, mais des vides se produisent, la masse entière tourbillonne sur elle-même.

Cette fois, l'élan est bien décidément brisé.

Une dernière salve, et ceux qui ont échappé au massacre jettent leurs armes; avec des hurlements éperdus ils reprennent le chemin de la forêt.

Mais une nouvelle catastrophe les attend.

Durant l'action, cinquante tirailleurs, sous la conduite du capitaine Germain, sont sortis du fortin par le flanc qui regarde la rivière.