C'étaient ceux des blessés, qui avaient usé leurs dernières forces en essayant de regagner leur village.
Les chacals ou les fauves se chargeraient de faire disparaître les corps.
Au plus fort du jour, on fit halte dans une clairière.
L'ennemi y avait campé également.
Des cercles noirs tachant le sol, indiquaient qu'il y avait allumé des feux.
Vers quatre heures la marche fut reprise.
A la nuit, il fallut se résoudre à dresser le campement en pleine forêt.
Rien n'indiquait le voisinage d'une agglomération.
—Ah çà! s'exclama le capitaine Mangin, d'où diable venaient donc ces forcenés?
Le commandant l'entendit et se retournant vers lui.