C'est, comme on le sait, le moyen de défense employé par les noirs pour défendre l'accès de leurs bourgades.

Aussitôt l'attaque fut décidée.

La compagnie fut partagée en deux fractions égales.

L'une, sous le commandement du capitaine Mangin, décrivit un large arc de cercle, afin d'attaquer la position de flanc, tandis que l'autre, restée sous les ordres du chef de la mission, prononcerait son mouvement sur le front de l'ennemi.

Pas un instant on n'avait douté que l'on fût arrivé en face de l'agglomération, d'où les coupables s'étaient rués sur le fort de Baguessé.

La piste marquée dans la brousse était la plus éloquente des accusations.

Après un quart d'heure d'attente, nécessaire au capitaine Mangin pour effectuer son mouvement tournant, le commandant Marchand donna le signal de l'attaque.

Aussitôt les Soudanais se déployèrent en tirailleurs.

Par bonds successifs, ils s'avancèrent vers le village.

Celui-ci paraissait abandonné.