A cinq heures, j'ai vu un lion à crinière noire. Il était en train de boire. Il nous a regardés passer sans se troubler.
C'est vraiment une belle bête. Et ça n'a pas l'air féroce. Voilà un animal que j'aimerais.
L'étape est terminée, pas de facteur. Je le dis au capitaine.
Il rit de bon cœur.
Lui aussi fait un journal. Il compte l'envoyer en France, lorsque nous aurons atteint le Nil.
Vous n'aurez pas vos petits carrés demain. Ça ne fait rien, je les embrasse tout de même. Bonne nuit, père; bonne nuit, Louise.
Il y en a des étoiles à mon ciel de lit.
C'est plus chic qu'un dais d'archevêque.
12-13-14-15-16 août.—Rien de changé. De l'eau profonde, des forêts.
Au milieu du premier jour, la rivière se resserre un moment, le courant a plus de force, mais les pagaieurs en sont quittes pour «se patiner» un peu et l'on passe.