Les nouvelles qu'apportait le sous-officier étaient évidemment vraies.
Tout concourait à le démontrer.
De l'exactitude des choses connues déroulait celle des inconnues.
Liotard ne disposait pas de forces suffisantes pour occuper militairement, et Dem-Ziber, et le pays dont cette bourgade était le centre.
Partant il était dans l'impossibilité absolue de recruter assez de travailleurs, pour mener à bonne fin une route aussi longue qu'il venait d'être dit.
Enfin M. Liotard avait considéré dès le début son expédition comme une simple mesure d'appui, sur le flanc gauche de la mission Congo-Nil, avec laquelle il n'avait aucune raison de jouter de vitesse, avant laquelle il ne songeait pas à atteindre le Nil.
Ces réflexions se succédèrent dans l'esprit du commandant, en bien moins de temps qu'il n'en faut pour les écrire.
Leur résultat fut que, se tournant vers le sous-officier, le commandant dit:
—Amenez vos prisonniers.
—Où cela, mon commandant?