Il lui détaille les opérations de montage et d'ajustage, des différentes pièces des coques, des machines, du pont, des embarcations.
Cela intéresse bien vivement Jane, car elle ne se lasse pas d'interroger.
Et comme le Soudanais ne se lasse pas de répondre, elle apprend le tonnage, le gabarit de chaque bateau, son tirant d'eau, la force des machines.
Et les pages du carnet se couvrent de notes; le porte-mine court fiévreusement sur le papier.
La visite est terminée.
Les Anglais savent tout; ils ont tout vu, tout sans exception.
Maintenant ils vont regagner leur canot.
Ils peuvent retourner à Léopoldville, leur moisson est complète. Le gouvernement britannique connaîtra les forces dont dispose la mission, tout aussi bien que le commandant qui l'a organisée.
Pas de danger qu'ils se trompent, que les chiffres se brouillent dans leur tête, qu'ils omettent un détail essentiel.
Le carnet est là pour assurer leur mémoire.