C'était un routier d'Afrique.
Il prévoyait tout et ne se laissait surprendre par aucun incident.
On avait barré la route pour causer aux hommes une fatigue plus grande.
Cette fatigue deviendrait un repos, de par la volonté du chef.
La coupe des buissons terminée, les porteurs furent divisés en quatre portions. Chacune travailla une heure aux abatis.
De cette façon, les noirs se reposaient trois heures sur quatre.
Puis le commandant décida, qu'à partir de ce moment, on préparerait soir et matin du thé additionné d'une faible proportion de quinine.
La boisson tonique acquiert ainsi des propriétés fébrifuges.
On peut affirmer que si le commandant Marchand a ramené sa mission presque au complet, cette sage précaution y a puissamment contribué.
A la nuit on avait déblayé environ cent vingt mètres d'abatis.