—Taisez-vous. Et vous, André, rentrez chez vous, demain matin vous viendrez me voir... Allez, André..., je vous en prie...
Comment résister aux ordres de ma bienfaitrice?... Elle me tend la main en me faisant signe de m’éloigner. Je baise avec respect cette main chérie, et je sors sans regarder le marquis, afin que ma colère ne l’emporte pas sur mon devoir.
Lucile m’attendait dans ma chambre. N’étant plus en présence de madame la comtesse, je puis enfin laisser éclater mes sentiments; je me promène à grands pas dans l’appartement sans faire attention à Lucile, qui me suit en me tirant de temps à autre par mon habit.
—Ai-je assez souffert... suis-je assez humilié?...
—Vous avec souffert, André, et quand donc cela?
—Devant Adolphine me traiter ainsi!...
—Qui donc?
—O ma bienfaitrice! sans vous je ne sais où m’aurait emporté ma colère!...
—Allons, il est en colère maintenant... et contre qui donc, monsieur?
—C’en est fait, dès demain je quitte cette maison...