—Je ne connais pas ces gens-là. Mais si tu me manques, songe que je ne rirai pas.

—Sois donc en repos... Va boire en m’attendant, et n’épargne pas le vin.

En disant ces mots, Rossignol endosse le carrick et se sauve avec en fredonnant:

Ah! je le tiens, ah! je le tiens...

Pierre regarde quelques minutes Rossignol sans le reconnaître, parce que ses moustaches sont retroussées de manière à se perdre dans ses oreilles. Mais déjà Rossignol a sauté au cou de Pierre, qu’il serre dans ses bras comme un ours qu’il voudrait étouffer.

—Aïe... lâche-moi donc! s’écrie Pierre, qui à ces manières aimables a reconnu son ami.

—Non, laisse-moi t’embrasser encore... Ce cher Pierre, je suis si content de le revoir!...

—Comment, c’est toi... Loiseau... Quand je dis Loiseau, mon frère prétend que tu t’appelles Rossignol...

—Il a raison...

—Pourquoi donc te fais-tu appeler Loiseau?