—Mon ami, est-ce qu’un rossignol n’est pas un oiseau?

—Si fait.

—Eh bien! tu vois alors que c’était la même chose, et que je n’avais pas changé de nom.

—Au fait, c’est vrai... Je n’avais pas réfléchi à cela.

—Au reste, qu’importe le nom! Rossignol ou Loiseau, je ne suis pas moins ton sincère, ton meilleur ami... ainsi que celui de ton frère... quoique j’aie eu jadis quelques torts envers lui... Mais c’étaient des étourderies de jeunesse:

S’il est un temps pour la folie,
Il en est un pour la raison...

—Je viens lui demander son amitié, dont je me sens digne, et me jeter dans ses bras... Où est-il, ce cher André... présente-moi à lui... je veux absolument le voir, ainsi que M. Dermilly, mon ancien maître de dessin, homme qui m’a toujours honoré de son estime et de ses conseils. Il me tarde de l’embrasser, ce digne homme, que je révère comme mon père... Mon ami, conduis-moi vers lui, tu vas voir comme il me recevra...

—Ah! bien!... si c’est pour M. Dermilly et mon frère que tu es venu ici, tu as tout à fait perdu ton temps!...

—Comment... que veux-tu dire?... parle... explique-toi...

—M. Dermilly est mort... il y a déjà longtemps...