—Ça m’est absolument impossible, not’ bourgeois, je suis cloué ici!... d’ailleurs je suis loué...
—Cela est faux... tu es sur la place; je te prends... ma femme est dans ta voiture... mon cousin nous attend... tu marcheras!...
—Je ne marcherai pas.
Le petit monsieur crie, appelle, assemble tous les passants, qui répètent avec lui:—Il faut marcher. Le marchand de vin et l’écaillère disent:—Il faut qu’il paye auparavant; et François répond en sifflant:—Pas plus l’un que l’autre.
—Faisons un exemple! dit M. Belhomme, qui trépigne de colère. Conduis-moi chez le commissaire... tu ne peux t’y refuser.
—Eh! morbleu! comment voulez-vous que je conduise mon fiacre sans carrick par le temps qu’il fait?... Ah! gueux de Rossignol!
—Mets ou ne mets point ton carrick, cela ne me regarde pas... mais je veux aller chez le commissaire...
—Oui, oui, s’écrient toutes les personnes, il ira, ou nous y conduirons sa voiture.
François voit qu’il n’y a pas moyen d’éviter le commissaire; il se décide et va suivre M. Belhomme; quand le marchand de vin et l’écaillère l’arrêtent en lui disant:
—Un instant, avant de sortir on paye son déjeuner...