—Ne vous pressez pas tant, lui cria le médecin avec brusquerie; vous ne verrez point votre fille aujourd'hui.

—Je veux savoir ce qu'on fait de mon enfant, dit le notaire.

—Tout beau, signor, reprit le docteur. Nous ne sommes pas à Syracuse. Je commande seul ici. Votre présence pourrait nuire à mes opérations. Le père a mal usé de son autorité; qu'il reste à la porte. Quand votre fille sera guérie vous serez libre de la rendre folle une seconde fois par vos mauvais traitements.

—Hélas! dit Mast'-André, en cherchant au bord de sa paupière une larme qui ne voulut pas sortir, ne savez-vous pas mon repentir et mon chagrin?

—Seigneur notaire, je ne fais pas grande attention aux paroles inutiles. Vous engagez-vous à donner votre fille à Cicio!

—De tout mon coeur, répondit Mast-André. Le médecin tira de sa poche un crayon et du papier.

—Il nous faut une promesse par écrit, dit-il, et je la signerai comme témoin, ainsi que le père Christophe.

Mast'-André prit le crayon, et il écrivit sous la dictée du médecin une promesse de mariage en bonne forme. Le docteur et le capucin signèrent, et Cicio mit le papier dans sa poche.

—A présent, reprit le médecin, suivez-moi tous trois, et obéissez fidèlement à mes ordres.

CONCLUSION.