Fig. 5.
On se figure généralement qu’avec un microscope on ne doit faire d’observations qu’à un grossissement relativement élevé; c’est une erreur. Il est aisé de dessiner à 20 et même à 10 diamètres. Si, par exemple (toujours avec notre microscope), nous prenons l’objectif 0 et l’oculaire 1, nous obtiendrons une amplification de 27 diamètres, mais si nous prenons la précaution de dédoubler notre objectif 0, c’est-à-dire de dévisser la lentille inférieure, nous diminuerons la puissance de grossissement et nous aurons 10 diamètres exactement: mais alors, au lieu de placer l’objet à observer sur la platine du microscope, où nous ne verrions rien, il nous faudra le disposer sur la table où repose le microscope entre les branches du pied, ou encore sur les branches elles-mêmes, en le plaçant sur une carte ou un papier fort.
Nous pourrons de la sorte faire une très bonne observation de notre objet, et en prendre un dessin d’une exactitude mathématique, ce qu’il serait impossible de faire autrement. Voulons-nous maintenant grossir une partie de notre objet à 20 diamètres, rien de plus simple, il nous suffira de remplacer l’oculaire no 1 par celui no 3 et nous aurons un grossissement de 20 diamètres.
Fig. 6.
Dans ces deux cas, bien entendu, l’objet est éclairé par la lumière directe et non par transparence. Pour bien apercevoir l’objet à dessiner, il est nécessaire d’enlever le diaphragme, sans quoi on ne verrait qu’une très petite partie de l’objet à examiner.
Tout ce que nous venons de dire, peut s’appliquer non seulement aux Champignons, mais aussi aux mousses, lichens, algues et même aux phanérogames.