Un dessin est si facile à faire dans ces conditions que l’on n’hésitera pas à prendre un document cent fois préférable à une longue description. Voir [figure 6] la représentation d’une mousse et d’une hépatique au grossissement de 10 diamètres.


CHAPITRE VIII
L’Esperanto et la Mycologie.

Les mycologues, à quelque titre que ce soit, ne peuvent se désintéresser de l’espéranto, cette langue annexe, si simple, si précise et si facile à apprendre. Elle n’est pas appelée à concurrencer aucune des langues existantes; elle a la prétention de laisser à chaque nation le génie de sa langue, et son seul but est de permettre à tous les hommes, de quelque nationalité qu’ils soient, de pouvoir se comprendre aussi bien par la parole que par l’écriture.

L’homme génial qui a réalisé une chose si longtemps cherchée est un Russe, le Dr Zamenof; et il l’a fait d’une façon si simple, si facile à comprendre, que quiconque veut se donner la peine de lire les règles très simples et peu nombreuses qu’il a établies comme base de sa langue, pourra dire comme César en modifiant quelque peu les trois mots historiques, veni, vidi, scivi (je suis venu, j’ai vu, j’ai su) que nous écrivons en espéranto mi venis, mi vidis, mi konis.

Les mycologues sont souvent appelés à se préoccuper des Champignons qui poussent dans des régions dont ils ne connaissent pas la langue: ils trouveront dans l’espéranto un moyen facile de correspondre avec des mycologues de cette région, soit pour leur demander des renseignements, soit pour répondre à leur demande. Il leur suffira pour cela de consulter l’annuaire des espérantistes, et sans nul doute ils trouveront dans la région qui les intéresse un correspondant qui se fera un plaisir de leur répondre en espéranto.

Quand nous aurons dit à nos lecteurs que pour apprendre toutes les règles de l’espéranto, et qui plus est pour les savoir, il faut moins de temps que pour lire un mauvais roman, nous voulons bien croire qu’il n’en est pas un qui ne voudra au moins essayer; et s’il essaie, c’est un adepte; il est séduit, il est pris dans l’engrenage. Il en fera plus ou moins, mais du moins, il saura toujours lire un texte espérantiste, une lettre; il possédera en un mot le mécanisme de cette langue, et si les circonstances se présentent, il complétera son bagage par la connaissance des mots.

Dans le but de servir les deux causes, nous avons résumé aussi succinctement que possible les notions essentielles et suffisantes de l’espéranto et nous les avons groupées en quelques articles faciles à s’assimiler.

Ainsi, par exemple, le premier paragraphe comprend tout ce qui a rapport à l’alphabet et à la prononciation.

Le second, les parties du discours: substantifs, adjectifs, pronoms, adverbes, etc.