Si l’on veut bien prendre la peine d’examiner un bouleau mort, qu’il soit sur pied ou couché à terre, on y trouvera presque à coup sûr un ou plusieurs Polypores du bouleau.
Il se montre d’abord sous la forme d’une petite masse ronde excavée en dessous, et si jeune qu’il soit, on reconnaît à peu près la forme de l’adulte.
Finalement, il mesure 12 à 15 centimètres de diamètre, son chapeau est circulaire, se terminant à l’arrière par un pied court un peu courbé; il est d’un brun roussâtre uniforme, uni, non zoné, à marge épaisse un peu repliée en dessous.
Il porte à sa partie inférieure des tubes courts munis de pores très petits, blancs.
La chair est blanche, fine, coriace ou même subéreuse. On pourrait, paraît-il, en faire des cuirs à rasoir.
Non comestible à cause de la résistance de sa chair.
On pourra remarquer que toujours le chapeau du Polypore du bouleau est orienté parallèlement au sol, c’est-à-dire qu’il est horizontal: mais si, par aventure ou par accident, l’arbre, de perpendiculaire qu’il était vient à se coucher sur le sol, le chapeau modifie sa position première de façon à devenir de nouveau horizontal. Le même phénomène se produit chez les autres polypores ligneux.
—Planche 45—
Sur les bouleaux—Toute l’année