—Vingt ans..., supputa M. Clérambault;—Césarine n'a que dix-sept ans... Ce notaire était donc déjà dans la maison du temps de la première femme... C'est parfait!
Fromenteau se frotta les mains en songeant à l'odontophile végétal, inventé par son neveu Prosper. Prosper lui avait offert une association pour exploiter ce précieux produit, moyennant mille francs comptants: six cents francs pour le local et le mobilier, quatre cents francs pour faire imprimer des petites affiches que Fromenteau s'était chargé lui-même de coller sur toutes les persiennes de tous les rez-de-chaussée.—Nous savons d'immenses fortunes qui ont eu des commencements beaucoup plus modestes.
—Après? dit Clérambault.
Fromenteau baissa le nez sur son papier.
—Maître Souëf a cinq clercs, reprit-il:—Primo, Glayre (Charles-Jean), capax et notaire reçu, qui va prendre bientôt l'étude.
Clérambault nota ce nom sur ses tablettes.
—Secundo, poursuivit Fromenteau: M. Martineau (Théodore-Jean-Baptiste), vieux routier qui restera toujours second clerc; Tertio, M. Marcailloux (Ernest-Napoléon); Quarto, M. Midois (Amand-Fidèle).
Le marieur nota encore ces trois noms et hocha la tête d'un air mécontent.
—Quinto, acheva Fromenteau, M. Rodelet (Léon-Arthur).
Clérambault referma précipitamment son carnet et donna un grand coup sur l'épaule pointue du pauvre diable.