Une trace pareille se voyait dans la chambre de Béatrice; elle nous a dit elle-même que le portrait de la jeune comtesse de Mersanz avait été récemment enlevé.
Ce carré long, plus pâle, marqué sur la boiserie, fascinait le comte Achille.
C'était quelque chose de terrible qui se passait en lui.
Y avait-il déjà deux cadavres dans le sillage de la barque où voguait ce vulgaire don Juan?
Don Juan! masque hideux à tous les degrés! création obscène, impure, haïssable! démon bâtard qui n'est pas assez puni quand Dieu l'a foudroyé!
Vainqueur des batailles trop faciles! conquérant des citadelles qui ne savent pas résister! dompteur de femmes agenouillées!
Il y a des sots qui diront: «Pourquoi comparez-vous ce comte bourgeois à don Juan, le demi-dieu?»
Je ne sais personne qui ne fît honneur à don Juan en daignant se comparer à lui: pour moi, don Juan est idiot avant d'être scélérat. C'est ma haine la mieux justifiée et c'est mon plus profond mépris.
Je ne l'admets qu'au comique,—au burlesque, devrais-je dire.
Si je rencontrais don Juan, je ne sais si le rire ne me guérirait pas de ma colère.