»Son doigt s’enfonçait dans les plis de sa tempe. C’était ainsi quand il réfléchissait profondément.
»—On m’a parlé aussi, ce matin, reprit-il,—du château de la Savate.
»J’avoue que je dressai curieusement l’oreille.
»—Elle joue par elle-même, poursuivit M. du Tresnoy qui rêvait,—et par ce Garnier de Clérambault, le marieur... Elle joue au tripot et à la bourse... Elle perd des sommes extravagantes... où les prend-elle?
»Il s’arrêta sur cette question.
»Puis, perdant son regard dans le vide:
»—On ne me les a nommés ni l’un ni l’autre, continua-t-il,—ni la marquise, ni le Garnier... mais je les ai devinés... et c’est une nouvelle brèche au rempart dont ils s’entourent... Je veux tenter encore un assaut.
»—Prenez garde!... murmurai-je.
»—Je prends garde!... répliqua M. du Tresnoy, qui fronça les sourcils;—j’ai déjà bien donné des veilles à cette tâche... ma conscience me crie qu’il ne la faut point abandonner... Il y a de grandes iniquités derrière les précautions qu’ils prennent; ce que je sais n’est rien auprès de ce que l’avenir m’apprendra... Ce n’est pas un espoir que j’exprime là, c’est une certitude.
»—Et vous a-t-on fourni, demandai-je,—au sujet de cette maison, le château de la Savate, quelque renseignement qui complète les rapports de vos agents?