LÉON: Vital.
CÉSARINE, rêvant: Vital...
Béatrice et son cavalier franchissent le seuil de la serre voisine. Césarine, qui est assise déjà, et qui a salué Léon Rodelet pour lui donner congé, se relève vivement.
CÉSARINE: Il fait trop chaud ici... conduisez-moi dans la serre.
LA MARQUISE, à la baronne: Vous n’avez rien fait de ces papiers; vous avez senti le danger: vous avez vos filles... J’ai la certitude morale que vous n’en userez jamais... néanmoins, je vous en offre deux mille louis.
LA BARONNE, très-froidement: A défaut de fortune, M. du Tresnoy nous a laissé le souvenir de ses vertus... Je chercherai ces papiers, puisque vous semblez y tenir si passionnément, madame la marquise... Si je les trouve, j’aurai l’honneur de vous les remettre en mains propres, heureuse d’avoir pu vous être agréable.
LA MARQUISE, se levant et avec son meilleur sourire: Vous connaissez ces papiers... vous les avez montrés à la vicomtesse... Adieu, chère madame! vous entendrez parler de moi.
La baronne était très-pâle. Elle lui rendit son salut, et parvint à sourire, quoiqu’elle fût prête à se trouver mal.
Au buffet:
LA VICOMTESSE DE GRÉVY, accostant le bon capitaine Roger, qui parle haut, qui jure cartouchibus et qui raconte ses campagnes au milieu d’un cercle d’auditeurs émerveillés: Je voudrais bien vous dire un mot, capitaine.