»Maxence demeurait affaissée.—Marguerite alla ouvrir son coffre, seul meuble qu’elle eût apporté de sa mansarde. Elle y prit quelques papiers et revint à mademoiselle de Sainte-Croix.

»—Béatrice, ma fille, dit-elle, laissez-nous pour un instant. Vous préparerez la chambre de Maxence.

»J’allais suivre Béatrice, Marguerite m’arrêta en ajoutant:

»—Ce que je vais dire n’est pas un secret pour vous.

»Maxence s’était redressée à demi. Elle regardait ces papiers que Marguerite tenait à la main avec un vague espoir, mêlé d’un terrible effroi.

»—Tenez, débuta brusquement Marguerite, si vous ne voulez pas être la fille de cette femme, libre à vous!... Voici un acte de naissance qui vous donne le droit de porter un autre nom.

»—Et cet acte de naissance est le mien? s’écria Maxence éperdue.

»—Oui, répliqua la petite bonne femme, dure comme la destinée; mais vous n’en êtes pas moins la fille de la nommée Flavie Soyer, dite la marquise de Sainte-Croix.

»Maxence retomba du haut de sa fausse joie. Elle poussa un long gémissement.

»J’aurais mieux aimé, je crois, qu’on me torturât moi-même.