—Ce pauvre Achille fait pitié.

—Je propose l’amendement suivant, repartit Frémiaux, toujours spirituel comme toutes les écuries des Champs-Élysées réunies:—remplacez pitié par dégoût.

—Ah! messieurs, déclama M. Aymar de Quelquechose,—ce n’est pas une petite affaire que de régulariser une position.

A l’unanimité, Frémiaux, Montmorin et les autres s’avouèrent que M. Aymar de Quelquechose était un oison de premier mérite. Mais le fameux mot avait porté; deux ou trois échos le répétèrent, puis dix,—puis cent,—et ce fut comme un vaste murmure, composé de ces trois paroles cabalistiques: Régulariser une position.

On allait donc enfin voir une position régularisée!

M. le comte Achille de Mersanz balbutia en homme qui ne sait pas s’il parle ou s’il se tait:

—Qu’y a-t-il donc?

Césarine fixa sur lui ses yeux hardis.

—Il y a, répondit-elle d’une voix nette et claire,—que la maison est trop petite pour nous deux, cette femme et moi...

Les paupières de M. de Mersanz tombèrent. Il ne dit rien et devint seulement plus pâle.