—Le maréchal! disait-on cependant de toutes parts.

Montmorin, Beaumont et les autres passèrent devant lui et le saluèrent avec respect, mais sans prononcer une parole. Ces gens ne faisaient pas retraite, ils s’esquivaient.

Achille regarda le maréchal duc de *** avec une joie mêlée de défiance. Le visage de l’illustre soldat était, comme d’habitude, impassible. Achille s’avança et lui tendit la main en balbutiant des paroles de remercîment.

Le maréchal la prit et la serra.

—Savez-vous ce dont il s’agit, monsieur le duc? demanda la vicomtesse de Grévy.

Le maréchal, sans quitter la main de son neveu, salua la marquise,—puis la vicomtesse.

—Je sais, répondit-il avec un sourire dont il eût été difficile d’analyser l’expression, que M. de Mersanz, mon neveu, va régulariser sa position... Il ne fait en cela que son devoir.

—Je voudrais..., commença madame de Grévy.

La marquise l’interrompit sans affectation et comme par mégarde.

—Maréchal, dit-elle,—en qualité de vieille amie, je réclame votre bras pour gagner ma voiture.